25 Novembre 2016

Nos citoyens souffrent, dans la loi du silence imposée par Gaétan Barrette

À son arrivée en poste en 2014, le ministre de la Santé Gaétan Barrette nous avait promis de réformer le système afin que les budgets soient orientés plus vers les services et moins vers l’administration. Cependant, nous sommes obligés de constater que la seule chose que le ministre de la Santé est parvenu à augmenter depuis son arrivée, c’est le salaire des médecins !

En mars dernier, le journal Le Reflet titrait que c’est à l’hôpital Anna-Laberge qu’on attend le plus longtemps au Québec. Plus récemment, le 23 novembre dernier, le même journal rapportait les dires de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) qui estime que les compressions budgétaires mettent en danger des patients de la Montérégie. Pourtant, les libéraux ont coupé 37 M$ en 2015-2016 et ont annoncé 16 M$ de plus en compression pour 2016-2017 en Montérégie. Qui plus est, le système mis en place pour aider les citoyens à se trouver un médecin de famille est totalement inefficace ! « C’est intolérable, on joue avec la vie des gens ! », a déclaré Alain Therrien.

Sans compter que nous entendons constamment des témoignages dans lesquels les résidents de CHSLD sont laissés dans leurs excréments ou bien gavés en 15 minutes de patates en poudres. « Serait-ce trop demander d’exiger plus de dignité pour nos ainés ? », questionne le député. À cela, n’oublions pas les infirmières de Sainte-Justine qui ont récemment sonné l’alerte, déplorant que la santé des enfants soit mise en péril par les compressions. « Nous parlons d’enfants malades ! Que dire de plus ? Le ministre Barrette se contente de dire que le problème est inexistant que ceux qui sont sur le terrain et qui vivent la situation au quotidien ont tort d’affirmer le contraire ! Monsieur Barrette, nier le problème ne le fera pas disparaître » de dire Monsieur Therrien.  

La protectrice du citoyen lance aussi un cri d’alarme dans son dernier rapport : « les utilisateurs […] voient leurs heures de services considérablement diminuées, alors que leurs besoins n’ont pas changé ou se sont intensifiés ». « Ici dans la région, j’entends des gens qui me disent ne pas parvenir à avoir d’aide du tout, que ce soit pour le maintien à domicile, pour l’aide aux jeunes sur le spectre de l’autisme ou pour de l’aide à la mobilité d’enfants handicapés physiquement. J’ai même entendu dire que le temps d’attente pour des jeunes qui ont des pensées suicidaires peut atteindre deux ans dans certains cas ! Les exemples ne cessent de surgir et sont tous plus aberrants les uns que les autres puisque derrière chaque cas, c’est un humain qui souffre… trop souvent en silence », a déploré le député de Sanguinet.

« Pour ce qui est des employés du ministère de la Santé et des Services sociaux, je ne pourrais leur en vouloir, ils font du mieux qu’ils peuvent. Nous souhaiterions qu’ils dénoncent ouvertement la situation, mais nous savons très bien que dans le climat de terreur et d’incertitude instauré par le ministre, ce n’est pas évident pour eux de le faire. Ce dernier, nous le savons, s’est réservé le droit de choisir les membres des conseils d’administration qui dirigent les centres hospitaliers, instaurant ainsi une réelle loi de l’Omerta ! Nous avons donc affaire à un ministre qui refuse de consulter les intervenants, qui musèle les employés et qui s’attaque aux plus faibles de notre société pour se faire des gains politiques. Résultat, des gens souffrent, trop souvent en silence », a conclu le député de Sanguinet.