4 Décembre 2015

Des coupes sauvages dans nos Centres de la petite enfance

«Les femmes et les enfants sont les victimes.»

-       Alain Therrien

 

Plusieurs CPE de la région ont entamé une campagne afin d’informer la population des importantes coupures que le gouvernent libéral a fait subir au réseau public des CPE. À l’échelle de la province, se sont de nouvelles coupent de 120 millions de dollars qui sont imposés au réseau« C’est bien simple, et pour moi il n’y a pas de doute, le gouvernement tente d’asphyxier les Centres de la petite enfance au Québec» a affirmé Alain Therrien. 

Les CPE ont été créés en 1997 et depuis, ont su démontrer d’énormes bienfaits sur l’ensemble du Québec. Les premiers à bénéficier des CPE sont évidemment les enfants. En effet, plusieurs études s’accordent pour conclure que les CPE offrent des services supérieurs en ce qui concerne le développement des jeunes qui y font séjour, particulièrement grâce à son programme éducatif. Les mêmes études démontrent aussi que ces jeunes ont de meilleures performances sur les bancs d’école et auront donc moins tendance à décrocher. L’économie de la province et les femmes ont également bénéficié de ce programme puisqu’il est démontré que près de 70 000 femmes sont entrées sur le marché du travail grâce à la création du réseau. 120 millions de coupes, ça représente 2800 bons emplois à l’échelle de la province, majoritairement occupés par des femmes. « Il serait catastrophique de perdre 2800 bons emplois!» s’exclame Monsieur Therrien.

Le constat le plus déplorant c’est lorsque l’on fait le compte des conséquences de l’austérité sur nos jeunes. Après des coupures dévastatrices dans les écoles, après les coupures dans les Carrefours jeunesse emploi (CJE), après l’abolition des Forums jeunesse et maintenant avec les CPE, nous constatons que les jeunes sont les grands sacrifiés sur l’autel de l’austérité. « Ce gouvernement n’a pas de vision, il n’est conduit que par le dogme du néo-libéralisme. Tout ce qu’ils veulent, c’est détruire le modèle québécois, privatiser nos institutions et cela sans égards aux conséquences pour la population.» A conclu le député de Sanguinet.